Enerplan et Sillia Energie. De la surchauffe dans le solaire

Selon Enerplan, le syndicat des fabricants de l’énergie solaire, le projet de loi de finances 2014 est défavorable à l’énergie solaire. En effet, ce projet prévoit dans son article 56, de réformer le crédit d’impôt développement durable qui bénéficie aux particuliers s’équipant en dispositifs de production d’énergie renouvelable. Ainsi, la production d’électricité solaire serait sortie des technologies éligibles tandis que le taux de crédit d’impôts pour la production de chaleur solaire passe de 32% en 2013 à 15% des dépenses de matériel pour 2014.

On peut comprendre le mécontentement des professionnels de ce secteur, mais dans cette période de vaches maigres, le gouvernement est obligé de faire des choix et d’aucun a eu l‘occasion de constater que très souvent, les aides ne font pas vraiment baisser le coût de l’investissement pour le particulier. Pour nombres d’installateurs c’est d’abord un argument commercial. En Allemagne, après un long soutien à l’énergie solaire, le gouvernement est en train de faire un net retour en arrière. Enerplan souhaite que le crédit d’impôt soit maintenu en 2014, à la condition que l’installation soit réalisée pour auto-consommer une partie de sa production. Le niveau pourrait être de 10 % contre 11% actuellement, cela permettrait semble-t-il de faire émerger un nouveau marché avec une baisse du soutien par le tarif d’achat.

Selon Tecsol, bureau d’étude indépendant en énergie solaire, le groupe Bosch veut se séparer de son activité Bosch Solar de Vénissieux. Le groupe breton Sillia Energie est officiellement candidat à la reprise de cette unité ultra moderne et très automatisée d’assemblage de modules au potentiel de production de 150 MW qui emploie 200 collaborateurs.

Sillia Energie a proposé un plan qui inclut la reprise d’une part significative de l’activité. Cependant, une partie importante de l’accord est liée à des décisions gouvernementales qui touchent aux modalités concernant les tarifs d’achat et les volumes que l’industrie photovoltaïque française est en droit d’attendre sur son marché domestique. En conclusion, les particuliers comme les entreprises, tout le monde fait appel à l’état.