Études sur l’éclairage public. Les diagnostics aériens n’ont aucune utilité démontrée dans le domaine de l’éclairage.

Selon l’Ademe, l’éclairage public représente en France environ 9 millions de sources lumineuses de 133 W en moyenne, pour un coût annuel de fonctionnement de 400 millions d’euros, qui représentent 38 % de la facture d’électricité des Collectivités Locales.

La perspective de l’échéance de 2015 avec l’interdiction de mise sur le marché européen des lampes à vapeur de mercure, relancent la chasse au gaspi et à l’efficience énergétique. Dans ce contexte, le marché des diagnostics énergétiques à proposer aux Mairies et Collectivités attire bien des offreurs de services. Le but est louable, puisqu’il s’agit de maitriser la consommation d’énergie, réduire les dépenses, diminuer les nuisances lumineuses et qui plus est être dans l’air du temps.

L’Association française de l’éclairage (AFE) estime nécessaire de dissiper un point d’ombre concernant l’une des techniques proposées; les diagnostics aériens. Coûteux, ces diagnostics proposés aux Mairies et Collectivités, n’ont aucune utilité démontrée dans le domaine de l’éclairage. Les relevés aériens sont présentés comme mesurant non seulement la pollution lumineuse, mais aussi comme un diagnostic de l’éclairage des voies de circulation. Or il n’est pas possible d’ajuster ni d’analyser un éclairage au sol par une cartographie aérienne, aussi précise soit-elle. Ne pas intégrer les données que le conducteur reçoit depuis son véhicule est encore plus dangereux.